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Hommage à Willy Ronis, habitant du 20e

Frédérique Calandra, Maire du 20e arrondissement, a tenu à exprimer sa profonde tristesse à l’annonce du décès de Willy Ronis, samedi 12 septembre 2009: "C'est un enfant du 20e qui disparaît. Il avait su, dans Belleville-Ménilmontant, l’un de ses plus célèbres ouvrages, dévoiler toute la richesse humaine de ces quartiers populaires en délivrant grâce à ses photos un message plein d’optimisme. [...] Grâce à son talent les rues du 20e ornent les murs des plus grands musées du monde".

Frédérique Calandra a également indiqué que "Julien Bargeton, mon premier adjoint à la Culture, travaillait déjà sur un projet de rétrospective au pavillon Carré de Baudouin. Cette exposition reste d'actualité afin de rendre hommage à ce grand photograhe humaniste".

Lors du conseil d'arrondissement du 21 septembre 2009, les élu-es du 20e ont émis le voeu qu'un espace public ou un équipement de l'arrondissement soit baptisé du nom de Willy Ronis.

 

Message de Frédérique Calandra

"C’est avec une profonde tristesse que nous apprenons le décès de Willy Ronis, qui fut durant toute son existence fidèle à Paris et tout particulièrement au 20e arrondissement qu’il avait immortalisé dans son ouvrage Belleville-Ménilmontant (1954).
 
Dernier représentant de la photographie humaniste, Willy Ronis fut au coté de Robert Doisneau, Izis ou Edouard Boudat de ceux qui révélèrent une certaine poésie de Paris : pavés mouillés, réverbères solitaires, lumière gris perles des matins sur les trottoirs cabossés et vitrines aux décors naïfs. Un Paris du petit peuple et des airs d’accordéons.

Willy Ronis agit comme un témoin du quotidien (Front populaire). Il éprouve le besoin de regarder le monde avec optimisme et nous livre, avec son sens de l’humain, des scènes de rue de Paris pleine de tact et de tendresse.
 
Les quartiers et les faubourgs populaires furent un sujet constant durant toute son activité de photographe dont "l'harmonie chorale des mouvements de foule et la joie des fêtes populaires" furent la marque de son originalité.
 
Fidèle au 20e, notre arrondissement perd un des ses plus illustres enfants et ambassadeurs. Il avait su, dans Belleville-Ménilmontant, l’un de ses plus célèbres ouvrages, dévoiler toute la richesse humaine de ces quartiers populaires en délivrant grâce à ses photos un message plein d’optimisme. Il semble qu’une grâce particulière lui fut octroyée de ne trouver partout qu’équilibre et beauté. Grâce à son talent les rues du 20e ornent les murs des plus grands musées du monde.

Julien Bargeton, mon premier adjoint à la Culture, travaillait déjà sur un projet de rétrospective au pavillon Carré de Baudouin. Cette exposition reste d'actualité afin de rendre hommage à ce grand photograhe humaniste".
 
Je m’associe ainsi que j’en suis persuadé l’ensemble des habitants du 20e arrondissement à la tristesse qui touche la famille et les proches de Willy Ronis."
 
Frédérique Calandra
Maire du 20e arrondissement

 

Un des pères fondateurs de la photographie humaniste

Né en 1910 à Paris, Willy Ronis réalise son premier cliché à l’âge de 16 ans, après des études de musique et de droit. Dans les années 1930, il s'essaie au reportage. Il illustrera par exemple l'arrivée au pouvoir du Front populaire en 1936. En 1938-39, il couvre les grèves des usines Citroën et la plupart des grands mouvements sociaux, et voyage dans les Balkans.

Après la guerre, où il s'est réfugié en zone libre, il entre à l'agence Rapho aux côtés de Doisneau ou Brassaï et y développe les bases de la photographie humaniste. Il décroche des commandes pour de grands journaux et devient le premier photographe français à travailler pour le célèbre magazine américain Life.

Au fil des années, il publie plusieurs ouvrages et remporte de nombreux prix : prix Kodak (1947), Médaille d'or à la Biennale de Venise (1957), Grand Prix des arts et lettres pour la photographie (1979)… Il est en 1980 l'invité d'honneur des Rencontres internationales de la photographie en Arles et son livre Sur le fil du hasard reçoit le prix Nadar (1981). Ses images font l'objet d'un incroyable engouement, et de nombreuses personnes se reconnaissent sur ses photographies. En 1983, il lègue son oeuvre à l'État français.

C’est en 1947 que Willy Ronis commence à arpenter Belleville, ce qui donnera naissance à un livre culte Belleville-Ménilmontant, maintes fois réédité depuis 1954. Après s’être installé un temps dans le sud de la France, il reviendra dans le 20e arrondissement où il recommence à photographier, et travaille à la relecture et à la réédition de ses photos.

Le samedi 12 septembre 2009, il s’éteint à l’âge de 99 ans.

 

 

Crédits photos :
-Article : Belleville, Ménilmontant, Paris (1959)
© Willy Ronis
-Player : Autoportrait aux flashes (1951) © Willy Ronis / Rapho / Eyedea