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Concours de nouvelles du 20e

Samedi 27 mars 2010, la mairie du 20e a remis les prix du concours de nouvelles lancé à l'occasion des 150 ans de l'arrondissement et de la Fête de la Francophonie.

À l’occasion des 150 ans du 20e arrondissement, la mairie du 20e a lancé un concours littéraire ayant pour sujet "Destins croisés, racines mêlées du 20e".

Les participants étaient invités à envoyer des nouvelles mettant le 20e au cœur d’un récit : rendre le 20e vivant, avec ses quartiers, ses rues et ses immeubles, ses fontaines et ses jardins, mais aussi ses habitants, tel était le but de ce concours. Mais le 20e, c’est aussi une tradition de mélange et de brassage de cultures. Les moins jeunes pouvaient ainsi trouver dans ce concours l’occasion d’interroger leur mémoire et leurs racines.

Ce concours a rassemblé 84 participants qui ont sauté le pas de l'écriture. Un jury composé de personnalités et de professionnels du monde des lettres (voir ci-dessous) s'est réuni pour désigner les lauréats. Il a été sensible à l’originalité et à l’inventivité des textes qui lui ont été soumis.

Le 20e étant un arrondissement métissé et multiculturel, la mairie a souhaité organisé la remise des prix de ce concours à l'occasion de la la Fête de la Francophonie, le samedi 27 mars en salle des fêtes.

Frédérique Calandra, Maire du 20e, a salué l'ensemble des participants puis a remis les prix aux 8 lauréats (voir ci-dessous), en présence de Mohamad Gassama, adjoint à la Maire du 20e chargé de la francophonie et des relations internationales et interculturelles et des élues du 20e George Pau-Langevin, Francine Vincent Dard et Naomi Sadeng ainsi que de la présidente du jury, Pierrette Fleutiaux, écrivaine, prix Femina 1990 pour Nous sommes éternels.

La journée s'est terminée par une lecture d’extraits des œuvres primées par le comédien Amadou Gaye.

Les nouvelles de Laure Anderson, Hamelle Hamzaoui , Shamiladevi Manasse et Anthony Navicet (dans la catégorie 12-17 ans) ainsi que de Philippe Campet,  Robert Tirvaudey, Christine Terkouche et Marie-Christine Lervoire (dans la catégorie 18 ans et plus) feront l’objet d’une publication dans le courant de l’année 2010.

 

Les lauréats

Catégorie 12 – 17 ans

  • 1er prix : Laure Anderson pour sa nouvelle Le XXe, mon village
  • 2e prix : Hamelle Hamzaoui pour Abus d'amour
  • 3e prix (ex æquo): Shamiladevi Manasse pour Nosferatu
  • 3e prix (ex æquo):Anthony Navicet pour Les notes de feu du 20e

 
Catégorie 18 ans et plus

  • 1er prix : Philippe Campet pour sa nouvelle Remix
  • 2e prix : Robert Tirvaudey pour Ce monument de Mona
  • 3e prix (ex æquo): Christine Terkouche pour Je revois d'ici mon village
  • 3e prix (ex æquo): Marie-Christine Lervoire pour Le Ginko Biloba et l'enfant

 

Le jury du concours

Présidente du jury : Pierrette FLEUTIAUX, écrivain, prix Femina 1990 pour Nous sommes éternels.

CATÉGORIE -18 ans

  • Lise MARTIN, écrivain
  • Alain BELLET, écrivain
  • Donatella SAULNIER, directrice de l’association L’Hippocampe associé
  • Harold DAVID, directeur de l'association La scène du balcon
  • un bibliothécaire de la bibliothèque Couronnes


CATÉGORIE Adultes (+18 ans)

  • Pierrette FLEUTIAUX, écrivain
  • Michèle LESBRE, écrivain
  • Frédéric VALBREGUE, écrivain
  • Thomté RYAM, écrivain
  • Carine TOLY, ancienne éditrice (P.O.L., Gallimard)
  • Donatella SAULNIER, directrice de l’association L’Hippocampe associé
  • Harold DAVID, Directeur de l’Association La scène du balcon
  • Marie POINSOT, Rédactrice en chef de la revue Hommes et Migrations
  • Isabelle SULKLAPER, Librairie des Gâtines
  • Romain GAILLARD, conservateur de la bibliothèques Couronnes
  • Pierre DAGUET, libraire

 

Sur la photo du haut : Laure Anderson, lauréate dans la catégorie 12-17 ans; Pierrette Fleutiaux, présidente du jury;Philippe Campet, lauréat de la catégorie adultes; Mohamad Gassama, adjoint à la Maire du 20e chargé de la francophonie et des relations internationales et interculturelles.

 

Interview du lauréat

null Philippe Campet, lauréat du concours de nouvelles dans la catégorie 18 ans et plus revient sur ses motivations et son rapport au 20e. Interview.

Vous n’êtes pas résident du 20e, vous n’y travaillez pas, quelles sont les raisons qui vous ont poussé à prendre part au concours ? D’une manière générale quels sont vos rapports avec notre arrondissement ?
Le petit prospectus qui présentait le concours est arrivé dans mon établissement, le lycée Bergson, dans le 19ème, dans lequel j’essaye d’animer un petit atelier écriture. La piste proposée, "Destins croisés, racines mêlées", m’a tout de suite paru extrêmement propice pour développer une histoire : inventer un personnage, c’est toujours lui inventer des racines ; inventer une histoire, c’est toujours parler de rencontres. Et puis cette consigne mettait aussi sur la piste d’un sens, d’une vision du monde : elle invitait à réfléchir aux questions de la différence et de la fraternité. Et ce sont des questions qui m’intéressent, qui me touchent. Il m’a semblé par ailleurs que dans le 19e, dans le 10e, comme dans le 20e (ou beaucoup d’élèves du lycée résident et que nous fréquentons tous souvent) nous avons l’expérience de cet espace dans lequel se croisent et reprennent racine des personnes venues de tous horizons, et ce de manière somme toute assez paisible.
 
Dans votre nouvelle, une ancienne victime et un ancien bourreau du génocide rwandais se retrouvent unis comme par magie par la vie parisienne. Vous avez voulu passer un message optimiste ? Le 20e rend les rencontres possibles ?
Je ne sais pas si mon message est optimiste. Je ne sais pas très bien pourquoi j’ai choisi ce sujet, sans doute parce que j’ai été très touché par cet événement récent, très bouleversé par les livres de Jean Hatzfeld. Dans ma petite nouvelle, rien ne dit que cette rencontre sera facile, que tout sera oublié. Mais ce qui est certain, c’est que  Paris, et singulièrement le 20e, est pour ces personnages le lieu d’une refondation possible, d’un nouveau départ. Je suis toujours frappé de voir à quel point on se sent vite « chez soi » à Paris, d’où qu’on vienne. Etre "parisien", c’est une identité forte, que des gens de tous horizons prennent volontiers, avec fierté, qui est donc très vite quelque chose de partagé. Je trouve ça très réjouissant. Mes personnages se sentent en sécurité dans le 20e, la sécurité au sens noble : ils sentent qu’ils ont le droit d’être là. Quelque chose, dans l’ambiance, dans l’histoire de l’arrondissement leur donne l’impression d’être accueillis, de pouvoir se fondre, c’est à dire aussi d’être libres.

Vous êtes enseignant, à quel degré ce métier est-il lié à l’écriture ? Quel message voudriez vous passer à vos élèves sur le sujet de ce concours, "destins croisés, racines mêlées" ?
Enseigner, c’est donner du sens à la réalité, la dévoiler, élargir la vision qu’on en a : dévoiler l’histoire de l’humanité, dévoiler le fonctionnement du monde, dévoiler ce qu’est la condition humaine. C’est aussi ce que font les livres. Et écrire c’est toujours s’efforcer de formuler quelque chose qui ne l’est pas encore : c’est toujours ouvrir  pour soi et pour les autres un horizon.
J’ajoute une chose qui répond un peu à votre dernière question : quand on dit que le 20e est un lieu ouvert, c’est aussi parce qu’on le rêve comme ça. La réalité est tissée d’imaginaire, d’histoires. Inventer des rencontres, des fraternités, les faire partager par l’écriture, c’est les rendre possible, c’est en donner envie. Voilà pourquoi je pense que c’était intéressant de faire travailler mes élèves sur le thème proposé.

 

Interview de la lauréate

Mairie du 20e

Laure Anderson, lauréate du concours de nouvelles dans la catégorie 12-17 ans revient sur cette expérience et sur son attachement au 20e arrondissement. Interview.

Qu’est-ce qui vous a intéressé dans le sujet "Destins croisés, racines mêlées du 20e", qu’est-ce qui vous a décidé à concourir ?
C'est avant tout mon professeur de français (Mme Ruggiu) qui a informé ma classe de ce concours de nouvelles et qui m'a incitée à y participer. Ma mère m'a aussi encouragée, de plus j'ai trouvé le sujet intéressant car ma famille vit dans le 20e depuis presque toujours et nous sommes d'origines diverses (italiens, espagnols, canadiens, grecs). J'ai aussi trouvé intéressant que mon grand-père puisse me  raconter le 20e de son époque,ce qui correspondait au sujet "destins croisés,racines mêlées du 20e". De plus,je vis dans un quartier cosmopolite et au collège Pierre Mendès-France (où je suis élève) nous sommes tous d'origines et de confessions multiples.

Votre nouvelle s’intitule Le 20e mon village. Avez-vous le sentiment de vivre dans un village ? Etes vous très attachée au 20e ?
Je trouve que le quartier autour du métro Pelleport (où je vis) ressemble à un village, car j'y connais beaucoup de commerçants (comme Hugues le marchand de journaux dont je parle dans ma nouvelle) et qu'eux aussi me connaissent depuis que je suis née. D'autre part mes amis du collège habitent dans le même secteur et parfois nos parents se rencontrent et avec le temps sont devenus amis. Du coup il n'est pas rare de se promener dans le quartier et d'y rencontrer des têtes connues. Il est facile pour moi d'être attachée au 20e car j'y vis depuis 14 ans et n'ai jamais vécu ailleurs!

Quelles sont les caractéristiques que vous préférez dans le 20e ? Avez-vous un quartier préféré?
Ce que je préfère au niveau de mon quartier c'est son côté convivial, la proximité des parcs et du cinéma (place Gambetta), les rues que j'emprunte pour aller au collège (rue de la Dhuis, place Octave Chanute) qui donnent l'impression d'être dans un village de campagne. Il y a aussi le cimetière du Père Lachaise pour m'y promener avec des amis. Le quartier que je préfère est le mien car je m'y sens en sécurité et je le connais bien.



 
 
 

Ca s'est passé dans le 20e