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Le Père-Lachaise

Mairie du 20e Le cimetière du Père Lachaise est le plus vaste et le plus prestigieux des cimetières parisiens. C'est aussi l'un des plus grands espaces verts de la capitale.

Des débuts difficiles

A l'origine, le site est occupé par une propriété appartenant aux jésuites, ordre auquel appartient le Père La Chaise, confesseur du Roi Louis XIV. Dès 1801 il est prévu de créer de nouvelles nécropoles aux limites de la capitale pour remplacer les cimetières intra muros, jugés malsains. Baptisé cimetière de l'Est, le Père-Lachaise ouvre en 1804. C'est à l'architecte de la Bourse de Paris, Brongniart, que le préfet de la Seine confie les plans de la future nécropole.

Pendant les dix premières années d'existence du Père-Lachaise, environ 80 % des inhumations y furent encore réalisées en fosses communes et 20 % seulement en "concessions " matérialisées par des tombes individuelles ou familiales éparpillées le long des chemins tortueux du parc funéraire créé par Brongniart. Ces tombes étaient alors très simples : pleine terre, dalle, stèle, etc., car le prix des concessions était fort élevé, une partie du produit perçu servant à financer les inhumations gratuites en fosses communes.

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A ses débuts, le cimetière ne séduit guère les Parisiens. On ne compte pas plus de 2000 tombes en 1815. Les responsables décident alors d'une véritable opération publicitaire et amènent au Père-Lachaise les sépultures d'Héloïse et d'Abélard ainsi que celles de Molière et de Lafontaine. Le cimetière devient un lieu de visites et nombreux sont les Parisiens qui décident de s'y faire enterrer. En 1830 on compte 33000 tombes et l'extension du terrain est décidée.

C'est ainsi qu'aux fosses communes et aux premières tombes austères de la période 1804-1815, où la notion d'égalité devant la mort était encore très présente, succédèrent de grandioses et magnifiques monuments au profit de personnalités de la Restauration, de la Monarchie de Juillet et du Second Empire : princesse Demidoff, maréchaux d'Empire ayant poursuivi leur carrière après 1815, dirigeants politiques, industriels, savants, aristocrates revenus d'émigration, etc. Certains de ces monuments donnèrent lieu à des souscriptions publiques (Casimir Périer), y compris au profit d'opposants au régime (général Foy), les enterrements au Père-Lachaise étant, tout au long du XIXème siècle, l'occasion de manifestations politiques à une époque où la liberté de réunion n'existait pas comme aujourd'hui.

 

Le plus grand jardin de Paris intra-muros

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Dans sa forme actuelle, le Père-Lachaise compte 44 hectares. On y dénombre 5300 arbres, essentiellement des érables, des frênes, des thuyas et des marronniers, auxquels s'ajoutent quelques platanes, robiniers, hêtres, tilleuls, acacias, sophoras, noyers. Quelques arbres remarquables sont signalés par des plaques, ainsi un frêne commun datant de 1849, haut de 20 mètres. Le doyen des arbres du parc est un érable de Montpellier de plus de 150 ans d'âge.

 

Une histoire tragique

"Jardin des morts" voulu par ses concepteurs, le Père Lachaise n'a pas toujours connu le repos. En 1814 les élèves des écoles militaires de Polytechnique et d'Alfort se retranchent dans le cimetière face à l'avancée des troupes russes et se font massacrer sur place. C'est surtout en 1871 durant l'épisode de la Commune que le cimetière de l'est se distingue tristement. Les derniers combats entre Versaillais et Fédérés s'y déroulent à la fin de la « Semaine sanglante ». Les Fédérés fait prisonniers sont massacrés par les troupes versaillaises. Après les combats on amène 148 prisonniers fédérés qui sont fusillés contre le mur qui porte désormais leur nom. Depuis, cet endroit est devenu un lieu de mémoire pour les partis qui se réclament de l'héritage de la Commune.

 

Une exposition de sculptures à ciel ouvert

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Au fil des ans, le Père-Lachaise est devenu une exposition à ciel ouvert d'art funéraire. Le cimetière est visité par deux millions de personnes chaque année, qui viennent y goûter le calme des lieux et visiter les tombes de personnalités célèbres. La partie la plus ancienne du site partie est dite "romantique". Celle-ci, à savoir les 17 hectares initiaux et les premiers agrandissements, constitue un site classé depuis 1962.

Dans ce site classé, tous les monuments funéraires antérieurs à 1900, c'est-à-dire environ 30 000, sont inscrits à l'inventaire des monuments historiques.

Par ailleurs, on dénombre douze monuments historiques classés : portail et chapelle de Godde, monument aux morts de Bartholomé, Héloïse et Abélard, Molière et La Fontaine, Delille, le Dragon, Mur des Fédérés, Cartellier, O. Wilde, chapelle Georges Guët.

Le cimetière accueille depuis plus d'un siècle un ensemble crématorium-colombarium (monument inscrit), le premier de France, qui permet les incinérations et la conservation des urnes parmi lesquelles celles de nombreuses personnalités. Les cendres peuvent être également dispersées sur la pelouse d'un " jardin du souvenir " aménagé à proximité et qui fut, en 1985, le premier créé en France à cet effet.

 

Les gloires du Père-Lachaise   

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Les visiteurs viennent sur les tombes de très nombreuses personnalités ou célébrités afin de leur rendre hommage.

Parmi les 69 000 tombes environ que compte le Père-Lachaise on peut trouver celles de personnalités de tous les horizons, ce qui fait du cimetière un des lieux les plus visités de Paris après la Tour Eiffel, le Louvre et Notre-Dame.

Le Père-Lachaise reçoit en effet environ 2 millions de visiteurs par an, attirés par la beauté du site, le nombre des personnages célèbres, le charme spécifique de ce " jardin pour les morts " qui n'a pas son équivalent dans le monde, la qualité des œuvres d'art qui décorent de nombreux tombeaux comme " la Musique en pleurs " sur la tombe de Chopin.

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