Portraits de Communardes, exposition à la mairie du 20e

Actualité

Mise à jour le 29/04/2026

Les Portraits de Communardes par Isabelle Abiven
Pour ne jamais oublier celles qui ont marqué l’histoire de Paris et de notre arrondissement.
Croquis d’Isabelle Abiven
Pastels secs, d’après les photos d’Ernest Appert, prises à la prison des Chantiers, à Versailles, après la fin tragique de la Commune.
📅 De vendredi 24 avril au vendredi 29 mai 2026
📍 Hall de la mairie du 20e, 6 place Gambetta
🕒 Du lundi au vendredi : 8h30 à 17h, le jeudi de 12h à 19h30 et le samedi de 9h à 12h30

Guerre de 1870

À la fin des années 1860, Napoléon III a chargé le préfet Haussmann de moderniser la capitale pour en faire un paradis de la grande bourgeoisie tandis que la misère et les loyers augmentent : la contestation populaire gronde.
L’empereur tente de détourner la colère sociale contre un ennemi extérieur et déclare la guerre à la Prusse.
Mais le conflit vire au fiasco. Le 3 septembre 1870, Napoléon III est fait prisonnier. L’empire s’effondre, la République est proclamée et le gouvernement provisoire, installé à Bordeaux, décide de négocier la paix avec les Prussiens.
Dans la capitale assiégée, les habitantes et les habitants, pour leurs parts, refusent de se rendre.

La Commune de Paris

La Commune de Paris est proclamée le 28 mars 1871 et, en deux mois, réforme en profondeur la vie publique : politique sociale, éducative, culturelle, égalité des sexes, laïcité…
Réfugiés à Versailles à l’instigation d’Adolphe Thiers, chef du gouvernement, les tenants de l’ordre, eux, remobilisent une armée prête à marcher sur Paris.
Après 72 jours, la Commune est finalement vaincue durant la Semaine sanglante avec l’entrée des troupes versaillaises dans Paris le 21 mai pour s’achever par les derniers combats au cimetière du Père-Lachaise le 28 mai.

Les Femmes et la Commune

Pendant la Commune, sous l’impulsion d’Élisabeth Dmitrieff, jeune militante russe de l’Internationale, et de Nathalie Le Mel, ouvrière relieuse originaire de Brest, se crée l’un des premiers mouvements féminins de masse, l’Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés. L’Union réclame le droit au travail et l’égalité des salaires (un commencement d’application est mis en place pour les institutrices). Elle participe au recensement des ateliers abandonnés par leurs patrons (les francs fileurs) réfugiés à Versailles et les transforment en ateliers autogérés.
La Commune reconnaît l’union libre (pension aux veuves de fédérés mariées ou non, ainsi qu’à leurs enfants légitimes ou naturels), interdit la prostitution, met en place un début d’égalité salariale et décrète la séparation des Églises et de l’État dans les écoles et les hôpitaux.
Des femmes rejoignent le front en tant qu’ambulancières, vivandières ou poursuivent les gardes nationaux réfractaires dans Paris. D’autres, comme Louise Michel, se battent sous l’habit des « fédérés » et défendent Paris contre les « Versaillais » sur les barricades.