« Réparer les vivantes » s'installe dans le 20e
Mise à jour le 09/10/2026
Du 9 octobre au 19 novembre 2026, l'exposition photographique et sonore consacrée aux femmes victimes d'excision investit le hall de la mairie et les grilles du square Édouard-Vaillant. Un parcours de reconstruction, à voir et à écouter.
📅 Du vendredi 9 octobre
au jeudi 19 novembre 2026
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Mairie du 20e, 6 place Gambetta, Du lundi au vendredi : 8h30 à
17h, le jeudi de 12h à 19h30 et le samedi de 9h à 12h30
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Sur les grilles du square Édouard-Vaillant
Une exposition en deux temps, dans le hall et dans la rue
La mairie du 20e accueille « Réparer les vivantes » pendant six semaines, du 9 octobre au 19 novembre 2026. L'exposition se déploie en deux parties. À l'intérieur, le hall de la mairie présente 40 photographies réparties sur 19 grilles. À l'extérieur, 13 photos sont installées sur les grilles du square Édouard-Vaillant, côté rue Gambetta, pour être vues de tous les passants.
Des photos et des voix pour raconter la reconstruction
Porté par l'association Réparons l'excision, le projet est signé de la photographe Élodie Ratsimbazafy et de la documentariste sonore Karine Le Loët. Les deux artistes ont réalisé un reportage immersif au sein de l'unité de prise en charge multidisciplinaire des femmes victimes de mutilations génitales féminines de l'hôpital de Montreuil. Elles y suivent le parcours de patientes qui se reconstruisent après une excision.
Les photographies sont organisées en chapitres, pour accompagner le public dans ce cheminement. Des QR codes permettent d'accéder à des témoignages audio de patientes ou à des sons d'ambiance de l'hôpital. Un podcast complète l'ensemble, en entremêlant les paroles de patientes et de professionnelles de santé.
Une exposition née à l'hôpital, pensée pour l'espace public
« Réparer les vivantes » a déjà circulé dans plusieurs villes d'Île-de-France. Elle a notamment été installée au Centre hospitalier intercommunal André-Grégoire de Montreuil, à la fois dans le service de consultation gynéco-obstétricale et à l'entrée de l'établissement. Ce double emplacement répondait à une volonté : rendre visibles les survivantes de mutilations sexuelles féminines au cœur d'un lieu de soins, et au-delà, d'un territoire directement concerné. Selon une étude menée sur place, environ 12 % des patientes qui accouchent à la maternité de l'hôpital ont subi de telles mutilations.
Libérer la parole, briser le tabou
En exposant ces portraits et ces témoignages, le projet donne une place centrale à la parole des concernées. Il invite aussi les professionnel·les de santé, les accompagnant·es et le grand public à ouvrir un dialogue, pour sensibiliser et déstigmatiser un sujet longtemps tabou. L'installation dans l'espace public rappelle que les mutilations sexuelles féminines ne relèvent ni de l'intime ni du lointain : c'est un enjeu de santé publique et de droits humains.
