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Il était une fois le 20e … Louis Delgrès, le « chevalier de la Liberté », et sa rue dans le 20e

Mise à jour le 09/05/2022
La rue Louis-Delgrès est une voie publique du 20e arrondissement située entre la rue des Cendriers et la rue des Panoyaux. Elle porte le nom de Louis Delgrès, chef de bataillon, né « libre de couleur » à Saint-Pierre en Martinique, à l’origine de la proclamation anti-esclavagistes signée de son nom.

Une rue du 20e commémore Louis Delgrès, officier antiesclavagiste

Depuis 1996, le 20e arrondissement rend hommage à Louis Delgrès au travers de la dénomination d’une rue situé dans le quartier des Amandiers, entre le 19, rue des Cendriers et le 16, rue des Panoyaux.
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Louis Delgrès, un patriote au service de la révolution

Officier pendant les guerres révolutionnaires, Louis Delgrès, né « libre de couleur » le 2 août 1766, à Saint-Pierre en Martinique, participe à la reconquête de la Guadeloupe et de Sainte Lucie sur les Anglais. Fait plusieurs fois prisonnier par l’ennemi, il retourne au combat après chaque libération.
En engrangeant l'expérience des armes, Louis Delgrès deviendra un officier de valeur. D'où le surnom de « Chevalier de la Liberté » dont il sera affublé.

« À l'Univers entier, le dernier cri de l'innocence et du désespoir »

Le général Richepance et ses troupes sont envoyés par Bonaparte en 1802 pour rétablir l'esclavage en Guadeloupe. Louis Delgrès réagit en faisait afficher la proclamation « À l'Univers entier, le dernier cri de l'innocence et du désespoir » à Basse-Terre.

Quels sont les coups d'autorité dont on nous menace ?
Veut-on diriger contre nous les baïonnettes de ces braves militaires, dont nous aimions calculer le moment de l'arrivée, et qui naguère ne les dirigeaient que contre les ennemis de la République ?
Ah ! Plutôt, si nous en croyons les coups d'autorité déjà frappés au port de la Liberté, le système d'une mort lente dans les cachots continue à être suivi.
Eh bien ! Nous choisissons de mourir plus promptement.

Louis Delgrès

Le sacrifice ultime de Louis Delgrès

Il tente de résister aux troupes de Richepance, mais, le 28 mai 1802, se voyant perdus, Louis Delgrès et ses 300 compagnons se suicident à l'explosif dans leur refuge de l'Habitation Danglemont à Matouba, en vertu de la devise révolutionnaire « Vivre libre ou mourir ».

Un hommage au Panthéon

Une inscription en sa mémoire a été placée dans la crypte du Panthéon à Paris :

Héros de la lutte contre le rétablissement de l'esclavage à la Guadeloupe, mort sans capituler avec trois cents combattants au Matouba en 1802. Pour que vive la liberté.

Le « banc au bord de la route » de la rue Louis Delgrès
Situé rue Louis Delgrès et inauguré en 2010 en présence de la romancière américaine Toni Morrison, ce « banc au bord de la route » (Bench by the road) de la fondation Toni Morrison rend hommage aux combats de Louis Delgrès contre le retour à l’esclavage.

La fondation Toni Morrison est à l’initiative de ce mémorial « sans prétention », selon elle, pour les esclaves et leur histoire. Tony Morrison aimait l’idée que l’on puisse s’y asseoir pour lire, se reposer, ou tout simplement regarder. Celui de la rue Louis Delgrès est le premier installé hors des États-Unis.

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