Il était une fois le 20e… Le Parc de Belleville, un lieu chargé d’histoire et de nature

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Mise à jour le 01/04/2026

Photo du parc de Belleville
Perché sur les hauteurs du 20e arrondissement, le Parc de Belleville offre l’un des plus beaux panoramas de Paris. Entre terrasses végétalisées, mémoire populaire et héritage viticole, ce jardin urbain raconte à lui seul une part méconnue de l’histoire de la capitale.
📍 Le Parc de Belleville, entrées rue des Couronnes, rue Piat, rue Julien-Lacroix, rue Jouye-Rouve
Il était une fois le 20e
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Il était une fois le 20e… Le patrimoine et l'histoire du 20e arrondissement

Un parc sur le flan d’une colline

L’atout majeur du Parc de Belleville ? Une vue panoramique incroyable sur tout Paris, dont la tour Eiffel et le Sacré Cœur depuis le belvédère Willy Ronis, nommé en hommage au photographe qui vivait dans le 20e.
Il culmine à 108 mètres d'altitude, ce qui en fait un des parcs les plus hauts de Paris.
Le parc, structuré en plusieurs terrasses successives, s’étend sur environ 4,5 hectares.

Un parc récent au cœur d’un quartier populaire

La colline de Belleville n’a pas toujours été ce lieu paisible que l’on connaît aujourd’hui. Au Moyen Âge, des communautés religieuses y plantent des vignes et exploitent ses nombreuses sources.
Du XIVe au XVIIIe siècle, la colline devient un lieu festif, animé par des guinguettes.
Au fil des siècles, le paysage évolue : moulins à vent, carrières de gypse, puis habitations populaires… jusqu’à la transformation complète du quartier à la fin du XXe siècle. Le parc a ainsi remplacé une rue mythique, la rue Vilin, immortalisée par Robert Doisneau ou Georges Perec.
Inauguré en 1988, le parc, imaginé par l’architecte François Debulois et le paysagiste Paul Brichet, apporte un poumon vert à quartier en pleine mutation.

Entre écrin végétal et mémoire viticole

Le Parc de Belleville est un véritable écrin végétal avec près de 1 200 arbres et arbustes (tilleuls, catalpas, sophoras…), des rosiers et des plantes grimpantes.
Mais son histoire botanique remonte bien plus loin : dès l’époque carolingienne, Belleville était un territoire viticole. Les moines y cultivaient déjà la vigne et produisaient la fameuse Piquette et le Guinguet.
Après avoir disparu au XIX e siècle, la vigne fait son retour en 1992 avec des cépages comme le Chardonnay et le Pinot Meunier, renouant ainsi avec l’âme originelle du lieu.