C'était Paris en 1970 : Belleville en photos
Mise à jour le 12/10/2026
Au printemps 1970, la population du 20e arrondissement a photographié son quartier à la veille de grands bouleversements : rues encore pavées, rails de tramway, cinémas et restaurants aujourd'hui disparus, immeubles promis à la démolition. Entre le boulevard de Belleville et la rue Pelleport, des clichés de Belleville et de Ménilmontant, saisis avant la métamorphose.
Il était une fois le 20e…
Découvrez
la richesse patrimoniale du 20e au travers un ensemble d'articles sur le sujet.
L’occasion de mieux connaître l’arrondissement et son histoire.
Il
était une fois le 20e… Le patrimoine et l'histoire du 20e arrondissement
Un concours né dans le 20e arrondissement
Le maire du 20e, Claude Gourbeyre, s'inquiète des
transformations en cours dans son quartier et du manque de traces qu'elles
laisseront. Il se tourne vers André Essel, PDG de la Fnac, pour organiser un
concours photo consacré au 20e. La Fnac élargit l'idée à tout Paris.
Ainsi naît, au printemps 1970, le concours « C'était Paris en 1970 »,
porté par la Ville de Paris et la Fnac.
Paris est quadrillé en 1 755 carrés de 250 mètres sur 250, tirés au sort
par les personnes inscrites au concours. Plus de 15 000 personnes s'inscrivent,
2 800 rendent un dossier complet, pour plus de 100 000 documents
finalement donnés à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris.
Cet article fait partie d'une série sur les quartiers du 20e
arrondissement dans les années 70, avec une sélection de photo prise à
l'occasion de ce concours.
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Au cœur du vieux Belleville, entre deux grandes artères
La zone étudiée ici est délimitée par la rue de Belleville au nord et la rue de Ménilmontant au sud, le boulevard de Belleville à l'ouest et la rue Pelleport à l'est. Elle englobe une grande partie du Belleville et du Ménilmontant historiques, sur les pentes de la colline.
En 1970, ces quartiers ouvriers et populaires, longtemps épargnés par les grands travaux haussmanniens, entrent dans une phase de rénovation intense. îlots considérés comme insalubres rasés, rues rouvertes, immeubles neufs surgissant au milieu des vieilles façades : le paysage change, parfois d'une rue à l'autre.
Belleville, entre commerces de quartier et rues en cours de transformation
Du côté de Belleville, les photographes ont saisi la vie quotidienne autour de la rue de Belleville, des places Henri-Malberg et du Guignier ou de la rue des Envierges : commerces de proximité, boulangerie de quartier, anciens cinémas et restaurants du boulevard de Belleville, pour la plupart disparus depuis. Autour de la station de métro Belleville, l'animation est toujours la même.
Plusieurs clichés témoignent aussi des chantiers de la rénovation : la rue Bisson, pas encore reconstruite, la rue Lemon, alors ouverte à la circulation, ou encore la rue de Pali-Kao et ses vieux immeubles. Un cliché de la rue Vilin, aujourd'hui grandement disparue en grande partie, remplacée par le parc de Belleville, rappelle que certains pans de ce vieux Belleville ont été complètement transformés.
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Ménilmontant : pavés, trace du tramway et fontaine Wallace
Au sud de la zone, la rue de Ménilmontant apparaît encore pavée et parcourue de rails de tramway, avec une circulation et des voitures qui datent immédiatement la scène. Place Maurice-Chevalier, une fontaine Wallace rappelle un mobilier urbain qui a, lui, traversé les décennies. L'église Notre-Dame-de-la-Croix, vue depuis les rues de la Mare et Henri-Chevreau, domine le quartier comme elle le fait toujours. Un commerce disparu à l'angle des rues Julien-Lacroix et du Liban complète ce tableau d'un Ménilmontant à l'allure encore villageoise.
Vers Pelleport : le « point le plus haut de Paris » et les immeubles neufs
Sur les hauteurs, vers Pelleport, les clichés montrent un quartier à deux vitesses. Un nouvel immeuble se dresse au fond de l'avenue Taillade, tandis que la rue Frédérick-Lemaître est encore pavée. Rue du Télégraphe, un commerce affiche fièrement « Le point le plus haut de Paris », clin d'œil à la colline que gravit la rue. Rue Pixérécourt, comme rue Olivier-Métra, alors en construction, on assiste au passage d'un Paris faubourien à un Paris de chantiers.
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Pour aller plus loin
Ce fonds a fait l'objet, en 2026, d'une exposition à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris, qui s'est tenue du 1er juin au 7 octobre. Les diapositives numérisées sont par ailleurs consultables sur la carte interactive du site paris1970.fr.
