Il était une fois le 20e… Le passage des Soupirs, une parenthèse verte au cœur du 20e
Mise à jour le 09/10/2026
Entre la rue des Pyrénées et la rue de la Chine, une ruelle pavée invite à ralentir. Sous ses feuillages, le passage des Soupirs garde le charme d'un ancien sentier de Belleville et, dit-on, le pouvoir d'arrêter le temps.
Il était une fois le 20e…
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Il
était une fois le 20e… Le patrimoine et l'histoire du 20e arrondissement
Une ruelle hors du temps
À deux pas de l'agitation du quartier Gambetta, quelques marches suffisent pour changer d'univers. Ici, le bruit de la ville s'efface, la végétation grimpante habille les murs et la lumière joue sur les pavés. Bienvenue dans le passage des Soupirs.
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Un peu d'histoire
Le passage existe déjà au début du 19e siècle, à l'époque où Belleville est encore un village. Il figure alors sur le plan cadastral sous la forme d'un simple sentier qui traverse vergers, jardins et vignes. Au fil des décennies, les cultures laissent place à des ateliers, puis à de petits immeubles. En 1982, les habitants créent une association pour défendre le caractère singulier de leur passage.
Un nom qui fait rêver
L'origine exacte du nom reste incertaine. L'historien Gustave Pessard avançait une explication romantique : ce chemin, né en pleine période romantique, se prêtait aux promenades sentimentales. Les soupirs seraient donc ceux des amoureux, qu'ils soient de bonheur ou de chagrin.
Anecdotes et légendes
Une légende locale raconte que les aiguilles des montres s'arrêteraient lorsqu'on s'engage dans le passage. Rien de prouvé, mais impossible de ne pas y croire un peu, tant le temps semble ralentir une fois les escaliers gravis.
Autre curiosité : au numéro 15, un bâtiment en brique abritait autrefois la « manufacture parisienne de perles ».
Un patchwork d'architectures
Pavillons ouvriers, bâtiments industriels, petits immeubles des années 1960, constructions contemporaines habillées de bois : le passage réunit plusieurs époques sur quelques dizaines de mètres.
Le jardin des soupirs
Au numéro 18, un jardin partagé créé par les habitants au début des années 2000, fait vivre le passage. On y organise des rencontres avec des enfants, la fête des Potirons ou encore la fête annuelle du jardin. Il est accessible aux heures d'ouverture.
